Jeanne Morel travaillait dans la maison des Beaumont depuis vingt-sept ans.
Elle avait été engagée peu après la mort de son mari, alors qu’elle élevait seule son fils. Au fil du temps, elle était devenue bien plus qu’une employée. Elle avait préparé les repas des enfants, veillé sur eux lorsqu’ils étaient malades et consolé plusieurs générations sans jamais demander autre chose que son salaire et un peu de respect.
La propriétaire, Colette Beaumont, lui faisait confiance depuis des années.
Mais après la mort de son mari, Colette était devenue plus méfiante. Sa fortune attirait les conflits, ses enfants se disputaient déjà l’héritage et un vieux bijou familial, un collier de diamants ayant appartenu à sa mère, était devenu le symbole de tout ce que la famille voulait conserver.